ASSOCIATION DES RESIDENTS
DE LA VALLE DE CHAMONIX
A R V A C

ASSEMBLEE GENERALE DU 5 AOUT 2010

RAPPORT MORAL du PRESIDENT François LEBLOND

Dans le respect des habitants de la vallée, nous défendons des valeurs, des intérêts aussi, et nous renforçons les liens qui doivent exister entre nous. L'action qui a été conduite depuis un an, par votre conseil, s'inscrit dans la continuité de ce qui a été entrepris auparavant et s'exprime évidemment par quelques initiatives nouvelles.

D'abord la défense des valeurs, c'est notre premier objectif : cette vallée a défendu mieux que d'autres ce qui aujourd'hui s'exprime par la notion de développement durable. Sans utiliser cette expression aujourd'hui rentrée dans le vocabulaire, notre association l'a appliquée chaque fois que le site pouvait être menacé ; c'est ce que nous avons fait par exemple sous la présidence de Pierre-Emmanuel Taittinger après l'accident sous le tunnel du Mont blanc en joignant notre voix à celle de ceux qui se battaient pour une réglementation stricte du passage des poids lourds dans le tunnel. Ils ont été un peu entendus, probablement pas suffisamment.

C'est ce qui se passe aujourd'hui pour la détermination des couloirs d'avalanche après le terrible sinistre de Montroc ; l'action que conduit Jean-Claude Bourdais avec l'association AIRAP est soutenue avec énergie par notre Conseil et je lui donnerai la parole dans un instant . J'ai obtenu pour lui des rendez-vous chez le préfet et dans les ministères pour que la réglementation intègre mieux qu'il n'était prévu toutes les données connues. Je le laisserai vous en parler quelques instants.
Autre sujet de préoccupation, celui des torrents et des risques d'inondation. Nous avons pris connaissance des soucis aujourd'hui exprimés à Saint-Gervais, à cet égard, et suivons de près la réalisation des protections qui ont été décidées dans notre vallée.

Mais la défense des valeurs prend aussi d'autres formes ; nous nous exprimons auprès des élus pour que la circulation dans la vallée prenne en compte les besoins du piéton et du cycliste par une modération de la vitesse des voitures, avec une politique adaptée de ralentisseurs, qu'elle prenne en compte aussi la sécurité des marcheurs sur nos chemins par une réglementation plus stricte de la circulation des VTT, la sécurité également des skieurs face au développement des nouvelles formes de sports d'hiver comme la planche.

La défense des valeurs , c'est enfin la lutte contre la laideur et la préservation d'un patrimoine qui fait partie du paysage ; nous serons aux côtés de nos élus pour faire inscrire notre vallée dans le patrimoine de l'UNESCO et nous joignons notre voix à celle de l'association des Amis du Vieux Chamonix – dont je salue la présence du président aujourd'hui dans cette salle – et à celle de l'association des Aiguilles Rouges. Nous sommes présents par notre aide matérielle chaque fois qu'un édifice fondamental est menacé et c'est pourquoi nos membres ont été aux côtés de Christian Couttet pour la réparation du toit de la chapelle des Praz, dont nous avons pu constater qu'elle est presque achevée. Nous sommes très attentifs aux initiatives prises par nos élus dans les différentes communes chaque fois qu'un espace mérite d'être protégé contre des initiatives de la promotion immobilière ; nous voulons que celle-ci soit plus respectueuse de l'environnement que cela n'a été le cas dans le passé. A cet égard, notre Conseil regarde avec beaucoup d'attention les documents d'urbanisme pour vérifier qu'ils sont bien en conformité avec les principes exprimés dans la directive territoriale alpine, aux côtés de Mireille Sertout qui préside la Fédération des Résidents de Stations de Montagne. J'ai demandé à Eric Fournier, maire de Chamonix, de nous entretenir également du dossier Jeux Olympiques.

En ce qui concerne la défense de nos intérêts, elle s'exprime aujourd'hui par la venue de nos quatre maires, président et vice-présidents de la Communauté de communes qui regroupe les quatre communes de la vallée, comme nous. Nous recevrons également des représentants de la Compagnie du Mont-Blanc et de la Compagnie des Guides. La venue du maire de Chamonix a toujours été un moment fort de notre assemblée mais notre association a vocation à défendre les intérêts de nos adhérents dans les quatre communes qui composent cette vallée et pas seulement des habitants de la ville de Chamonix. Nos élus vont nous expliquer comment ils organisent désormais la vallée, comment ils se sont répartis la tâche, ce qui nous permettra d'entretenir à l'avenir avec chacun d'entre eux des relations chaque fois qu'un sujet nouveau de préoccupation apparaîtra. Je pense que c'est de bonne administration d'avoir ce contact avec nos élus.
Cette assemblée est aussi l'occasion pour nous de demander aux représentants de la nouvelle communauté quelques informations sur l'avenir de la fiscalité dans la vallée et de rappeler à nos élus que nous figurons parmi les principaux contribuables de la vallée.
Nous nous intéressons aussi aux coûts de certains services qui figurent parmi les principales dépenses de nos familles : les remontées mécaniques. J'ai rencontré Jean-Marc Simon, président de la Compagnie du Mont-Blanc, à ce sujet et celui-ci m'a proposé que nous adressions à nos adhérents un questionnaire sur leurs besoins et leurs attentes afin de construire un dispositif de forfait mieux adapté. Les réponses ont été nombreuses et nous en remercions nos adhérents. Les changements pourraient intervenir dès la saison prochaine et le sujet va être abordé tout à l'heure par deux intervenants de la Compagnie du Mont-Blanc.
De la même manière, nous avons invité Eric Favret, président de la Compagnie des Guides, pour faire davantage connaissance avec cette institution dont l'histoire se confond avec celle de la vallée depuis le début de l'alpinisme. Nous souhaitons une concertation avec lui sur les tarifs pratiqués – c'est quelque chose de toujours difficile mais il faut en parler – et faciliter l'alpinisme dans nos jeunes générations en leur rappelant les règles à respecter dans cet environnement magnifique mais dangereux et qui ne supporte pas l'amateurisme.

Enfin le troisième élément de notre action, c'est le renforcement des liens qui doivent exister entre nos membres. L'association a toujours considéré cet objectif comme prioritaire ; ceux qui viennent dans la vallée sont heureux de rencontrer des personnes partageant les mêmes valeurs et avec qui des liens d'amitié peuvent se nouer. C'est encore plus vrai de ceux qui ont perdu un être cher et qui se sentent isolés. Les voyages organisés par Tessa Lefort constituent un des moyens de répondre à ces demandes ; celui de l'an dernier à Berne a été très apprécié et je suis convaincu qu'il en sera de même pour le prochain. Mais Tessa Lefort a besoin de votre aide pour accomplir cette mission ; en matière culturelle le progrès vient de la confrontation des idées, de la prise d'initiatives, du temps passé bénévolement à la préparation des événements. Vous êtes tous concernés et autour d'elle vous devez constituer une force pour faire passer de bons messages aux habitants de la vallée. Nous devons être nombreux chaque fois que les manifestations culturelles sont organisées dans la vallée. Certains d'entre nous voudraient que nous soyons à l'origine d'un festival du pays du mont-Blanc ; c'est toujours compliqué d'organiser quelque chose d'une telle importance mais bien entendu toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, et ce n'est pas le monopole du Conseil d'administration, c'est vous tous qui pouvez donner de bonnes idées et beaucoup de votre temps en une telle matière.
Je voudrais dire également un mot sur le cinéma ; ça a été un de nos objectifs de cet hiver. Tessa Lefort était présente à la réunion de l'assemblée constitutive de l'association de défense du cinéma ; en votre nom, j'ai participé financièrement – bien que modestement – à la création de cette association. Nous savons que ce cinéma est en danger aujourd'hui et ce serait très regrettable qu'il disparaisse ; le seul conseil que je vous donne est d'être nombreux à le fréquenter. C'est bien la meilleure réponse que nous pouvons donner à ceux qui se donnent du mal pour cela.

En conclusion de ce rapport moral volontairement bref, je rappelle que tous le sujets qui viennent d'être abordés supposent beaucoup de dévouement de la part de votre Conseil. Nous avons besoin que vous vous engagiez encore davantage. Point n'est besoin de faire partie du Conseil pour cela. Sachez que pour notre part nous sommes prêts à nous engager chaque fois que des soucis nouveaux concernant la vallée apparaissent.
Je termine en vous remerciant de nous faire confiance dans ces multiples actions.

Mis aux voix, le rapport moral est adopté à la majorité ( 4 abstentions).

RAPPORT FINANCIER du TRESORIER André CHAVETON

Je tiens d'abord à préciser que j'ai assumé la fonction de trésorier par défaut, suite à la démission du trésorier élu par le Conseil ; cette charge est donc venue s'ajouter à celle de Secrétaire ce qui en a compliqué l'exécution. Je présenterai un résumé succinct des comptes :

Exercice 2009

Recettes : - Cotisations 6500 €
- Produits financiers 700 €
Total 7200 €

Dépenses : - Frais de fonctionnement 6150 €
- Dons et cotisations 1750 €
Total 7900 €

Déficit : 700 €

Les réserves de l'association s'élèvent à 30.000 € environ, placés sur un livret A, donc sans aucun risque.

Comme annoncé lors de l'AG, voici le détail des dons et cotisations versés :

Cotisation Don

L'Echo du Buet 150 €
Les Amis des Aiguilles Rouges 20 € 200 €
La maison de Barberine 16 € 150 €
Chapelle des Praz 300 €
Fédération des Associations
des Résidents de Montagne 150 €
Eglise de Servoz (Travaux de restauration) 150 €
Amis de l'Orgue Saint-Michel 150 €
Eglise St-Pierre d'Argentière 150 €
ARSMB 13 €
AIRAP 15 € 135 e
Amis du Vieux Chamonix 15 € 135 €

TOTAL 1749 €

Question : Le montant des cotisations perçues diminue de 13% ; le nombre d'adhérents a-t-il donc diminué d'autant ?
Réponse : Ce n'est pas aussi arithmétique que cela car il y a des cotisations diversifiées (couple ou individuelle) ; mais il est vrai qu'il y a une diminution du nombre d'adhérents.
Question : Pourquoi ne pas utiliser la communication par mail, pour économiser les frais de secrétariat ?
Réponse : Beaucoup de membres de notre association ne sont pas joignables par mail.
Question : Notre association ne pourrait-elle bénéficier de subventions ?
Réponse : Nous n'avons jamais cherché de ce côté, c'est aussi une garantie de notre indépendance.

Mis aux voix, le rapport financier est adopté à la majorité, avec 1 Contre et 13 Abstentions.

INTERVENTIONS EXTERIEURES

1 - Jean-Claude BOURDAIS , PRESIDENT de l'AIRAP

Introduction de François LEBLOND : Nous avons beaucoup soutenu l'AIRAP dans son action cet hiver, action difficile que conduit J.-C. Bourdais, et j'ai pensé qu'il était intéressant qu'il pusse nous donner le résultat de ses démarches aux quelles nous avons été étroitement mêlés.

Notre action est une action de longue haleine et je voudrais commencer par rappeler ce qu'est une avalanche urbaine.
Présentation d'une modélisation et exemple de l'avalanche de Galtür en Suisse en 1999 ( 37 morts).
Notre objectif : - des cartes réglementaires avec tous les aléas y compris les « zones jaunes »
- information des occupants dans les secteurs dangereux
- méthodes adaptées pour les secours : PCS (plan communal de sauvegarde) c'est-à-dire quand et comment évacuer
Pour la cartographie, des actions ont été menées à l'échelon national pour mettre en vigueur le guide méthodologique rédigé en 2004 suite à l'avalanche de Montroc mais barré par des interventions redoutables du député de Chamonix maire de Bonneville (commune hautement alpine !) par le biais de l'association nationale des élus de montagne (ANEM) qu'il préside.
A l'échelon communal, le PCS n'est efficace que si la cartographie est exacte et précise et le PPR bien fait. Pourquoi intégrer les zones jaunes ? parce que ce sont elles qui auraient empêché les drames de Val d'Isère et de Montroc.
Une zone jaune c'est la trace d'une avalanche très rare, tombée éventuellement depuis plus d'un siècle mais très dévastatrice. Les terrains y restent constructibles mais en cas de risque il faut évacuer, à condition d'être avertis de la survenance de conditions extrêmes.
Présentation de la carte des zones de Taconnaz, y compris la zone jaune mais mal faite car non renseignée des bâtiments existants.

Cette année, signature du PPR le 26 mars 2010, sur instructions de Matignon et en dépit de l'opposition de l'ANEM. Je remercie le président Leblond de son appui auprès de Matignon et du préfet Videlaine, essentiel pour le bon aboutissement de nos démarches contrariées par le ministère de l'Environnement. Une commission de trois experts(dont M. Lambert) devait être nommée pour le 30 avril afin de réviser les quarante couloirs d'avalanche signalés par nos soins. Mais le 15 mai, la nomination de cette commission est suspendue ... mettant la municipalité dans la situation très inconfortable de devoir informer les habitants des risques encourus, à partir d'une cartographie dont on sait qu'elle est incomplète.
Exemple projeté : le secteur des Pélerins, ce qui montre bien que les oublis dans les précédentes cartes étaient énormes et ce qui crédibilise nos demandes sur les quarante couloirs identifiés.

Les habitants en zones jaunes, même si celles-ci n'ont pas encore été approuvées, ont, à notre demande, été avertis par la Mairie début 2009 (1300 courriers expédiés). Nous demandons l'information des notaires et surtout des agences immobilières (même pour des locations saisonnières). Nous avons participé à l'élaboration du PCS et avons reçu un assez bon accueil des responsables. La mise en place d'un automate d'alerte a été faite en partie. L'information sur les sites de repli a été corrigée et diffusée. Nous avons obtenu qu'un exercice d'alerte soit pratiqué ; il peut être amélioré. Nous avons enfin demandé la constitution d'un « dossier Avalanches » en mairie pour qu'il soit enrichi de toutes les informations apportées par les habitants.

Ce que nous conseillons aujourd'hui aux membres de l'ARVAC :
Si vous avez été concerné par le courrier de la mairie informant des zones jaunes, allez en mairie donner vos coordonnées pour être joints le jour où.
Allez consulter les cartes en mairie pour vérifier dans quelle zone vous vous situez.
Si vous avez des documents comportant des informations sur des avalanches passées, communiquez ces documents à la mairie et, si vous voulez le faire dans l'anonymat pour ne pas encourir les foudres de vos voisins, vous pouvez passer par Maurice GAY, président des Amis du Vieux Chamonix, qui authentifiera vos documents et les déposera à votre place.

Remerciements divers.

2 - Christian COUTTET

Il y avait urgence l'année dernière à la chapelle des Praz car la toiture était à refaire. Vous m'avez accueilli, écouté et entendu. Grâce à votre participation, le chantier a pu être mené à bien et la toiture est refaite ! Je voulais vous en remercier car la paroisse à elle seule n'avait pas les moyens de faire face à une telle dépense (120.000 € de devis initial) et le Père Baud a dû chercher les moyens nécessaires par le biais d'une souscription auprès de tous les habitants et estivants : avec le concours de la mairie pour certaines démarches, l'aide d'entreprises et d'artisans locaux, le relais de la presse locale, l'intervention de la Fondation du Patrimoine et les dons de l'ARVAC et de ses membres à titre individuel, les dépenses ont pu être couvertes. Un grand merci à tous.

3 - Compagnie du Mont-Blanc

Suite à vos demandes, nous voulons vous parler des nouveautés que nous souhaitons introduire pour vous à compter de cet hiver.
Ces dernières années, la politique de prix des produits de la Compagnie a assez fortement évolué avec le Chamonix-Le Pass, le Mont-Blanc-Illimited, des politiques famille qui ont été mis en place, ont bien fonctionné et donnent satisfaction à la majorité de notre clientèle mais pas forcément à tous. Nous constatons aujourd'hui que notre politique est assez bien adaptée pour une grande clientèle internationale, séjournante (soit 80%de notre clientèle) mais nous avons probablement négligé la clientèle la plus stable et la plus fidèle, celle des résidents de Chamonix y compris les permanents. Nous avons envie cet hiver de réparer cet oubli et vous proposer des formules qui sont très probablement plus adaptées à la majorité d'entre vous.

A partir d'un questionnaire adressé par mail aux résidents de la vallée, nous avons mené une étude sur les attentes de ces utilisateurs et abouti à la mise au point d'une formule spécifique qui a été testée auprès de 200 résidents l'année dernière ; cette nouvelle formule a été approuvée par eux à 90% .
Il s'agit d'un produit intitulé « Chamonix à la carte » et qui consiste en un abonnement modeste (25 € par abonnement, prélevé en début de saison) qui s'adresse à une structure familiale (parents, enfants, petits-enfants, amis, chacun détenant une carte personnelle) et permet d'accéder à nos installations (mais seulement celles gérées par la Compagnie dans un premier temps et non celles de nos partenaires des Houches, de Courmayeur et de Verbier), l'ensemble de l'année, sans passer aux caisses, en ne payant que ce qui a été consommé et ce à un tarif réduit, intéressant, prévoyant des réductions allant, suivant le calendrier, de 10 à 50 %. Les consommations seront payées par prélèvement automatique sur un compte unique. Des avantages particuliers sont prévus (réductions supplémentaires, journées gratuites, ...) pour les utilisateurs les plus importants. On a ainsi le sentiment de bien répondre à vos souhaits et notamment celui d'être reconnus. Voilà un produit qui vous correspond bien et répond à votre désir de liberté d'aller où vous voulez quand vous voulez à des tarifs réduits et dans des conditions de confort les meilleures possibles.
Le lien informatique qui nous a servi à mener notre enquête fonctionne toujours ; c'est celui qui figurait sur notre questionnaire distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la vallée. Nous vous conseillons de l'utiliser pour découvrir le détail de notre produit « Chamonix à la carte » et pour nous faire part de tous vos commentaires, questions et suggestions.

A la question d'une personne regrettant le « Cham-Liberté » qui pouvait être très simplement partagé avec des amis, il est répondu que paradoxalement les nouvelles billetteries plus modernes ne permettent plus ce système. Le « Chamonix à la carte » devrait résoudre la plupart des cas de figure.

Pour répondre à une question sur les investissements prévus, il n'y a rien de prévu sur La Flégère ; en revanche, les prochains gros investissements vont porter sur le domaine de Balme et des Grands Montets car nous considérons que le problème le plus urgent à résoudre est celui de la difficulté d'accès au plateau de Lognan. Le télésiège de Plan Jorand date de 1986 et n'offre plus le service nécessaire en termes de confort et de fiabilité, le téléférique de Lognan a, lui aussi, un débit tout à fait réduit et nous avons une rationalisation à effectuer au niveau du parc de télésièges ; d'où un programme très ambitieux pour les deux ans à venir avec notamment un nouvel ascenseur.
Sur le secteur de Balme, une extension du domaine skiable sur le côté suisse de Trient est envisagée dès que les autorisations de la Confédération Helvétique auront été reçues. Le remplacement de la télécabine de Charamillon est aussi au programme des prochaines années.

4 - Elus locaux

Monsieur Eric Fournier, maire de Chamonix, président de la Communauté de communes (CdC)
Madame Laure Schmutz, Maire de Servoz, Vice-président de la CdC, en charge des Affaires Sociales
Monsieur Patrick Dôle, Maire des Houches, Vice-président de la CdC, en charge de l'économie touristique
Monsieur Yvonnic Plaud, Conseiller municipal de Chamonix, Vice-président en charge de la Culture

Eric Fournier après avoir remercié l'ARVAC pour cette rencontre annuelle et présenté ses co-intervenants, commence par exposer la nouvelle situation créée par l'intercommunalité.
« Nous avons pu avancer plus vite que prévu l'an dernier et nous avons proposé au préfet de Haute-Savoie le regroupement des quatre communes du canton avec des compétences fortes et intégrées dès la constitution de cette intercommunalité. L'intercommunalité précédente était beaucoup plus réduite, avec le SIVOM de la haute vallée de l'Arve compétent en matière de transports (bus urbains, trains), d'assainissement et de certains services à la personne. Toutes ces compétences ont été reprises dans la nouvelle intercommunalité et en outre nous avons fait, avec mes collègues dont je salue le travail, l'implication et la détermination, le pari d'une intégration beaucoup plus poussée : ainsi au 1er janvier 2010, nous avons transféré l'ensemble des équipements sportifs, culturels, les transports, et – c'est une première - l'économie touristique, ce qui implique la réunification des quatre commissions municipales en une seule instance. Nous pensons que ceci est une nécessité pour faire face aux défis de demain ; la vallée est une unité de territoire qui ignore les frontières administratives et nous avons le sentiment d'être une communauté de vie, d'intérêts, de solidarités. A l'heure des grands marchés, la concurrence économique ne doit pas se faire entre Chamonix et Les Houches et il faut que nous structurions notre économie locale autour des grandes tendances.

Le principe de base est que cette communauté de communes est faite pour mutualiser nos compétences, renforcer notre efficacité et ceci dans une maîtrise des coûts ; ainsi il n'y a pas d'hôtel de la Communauté, on se contente des locaux existants. Il n'y a pas de créations de postes, ce sont des personnels existants qui sont transférés ou détachés à la Communauté. Nous faisons en sorte que cette communauté n'impacte pas la fiscalité.
Le but est d'avoir une vue d'ensemble au niveau de la vallée, dans une logique de services plus intégrée, en matière de sports, de culture, de tourisme, et de transports, notamment pour la finalisation du projet tram-train.
La Communauté de communes est structurée autour de 11 vice-présidents, chacun en charge d'un domaine particulier. Le développement durable n'est pas quant à lui considéré comme un domaine particulier ; en revanche chaque vice-président a à prendre en charge cet aspect dans le suivi de son propre domaine.
Enfin, ce nouvel outil a la volonté affichée de respecter les caractéristiques de chaque « village » et même de développer les spécificités de chacun et les mettre en valeur ».

Laure Schmutz : « En charge de la Commission sociale et solidarité, nous avons notamment à nous soucier de la maison médicale dont Eric Fournier parlera plus en détail. En ce qui concerne Servoz, notre spécificité est de ne pas être une station mais une commune rurale qui développe ses facettes patrimoine et authenticité avec un aspect rétro apprécié par les touristes. Nous sommes aussi un pôle important pour les résidents permanents ».

Patrick Dôle : « Au sujet de la ligne de partage entre la commune et la Communauté de communes, je veux rappeler ce qui a été dit au moment de la création : la commune, ce sont les services de proximité, et la Communauté, ce sont les grands enjeux structurants, ceux que l'on pense mieux maîtriser à quatre que seuls, ceux qui concernent le logement, l'urbanisation, le tourisme, les aspects sociaux, le développement durable, tous ces sujets à interactions multiples. Pour répondre à une question concernant le PLU, celui-ci est clairement communal aujourd'hui ; ultérieurement, on sent bien la nécessité d'une coordination de nos actions qui suppose une cohérence de l'ensemble des actions publiques qui passe par l'établissement d'un SCOT, schéma de cohérence et d'orientation territoriale.
En matière de tourisme, il a été clairement affirmé que nous sommes UN territoire - et nous pensons que nous sommes à la bonne échelle en nous réunissant pour affronter une concurrence internationale et mondiale - , un territoire où nous pouvons additionner nos ressources, nos valeurs, nos complémentarités et nos différences aussi, pour créer le produit touristique de demain orienté par des stratégies de développement durable, en tourisme écoresponsable, non pas parce que c'est à la mode mais par souci de responsabilité à assumer vis à vis des générations futures. Ce projet touristique est en cours d'écriture, il est assez unique à l'échelle des stations françaises et nous sommes la première communauté avec une telle notoriété à avoir transféré à l'échelon de sa communauté la totalité de la compétence touristique. Ce n'est pas simple de sortir de la logique de concurrence qui prévalait auparavant pour rentrer dans des stratégies de partage, où nous additionnons nos particularismes pour en faire un produit très fort, reconnu à l'échelon international et que nous pourrons commercialiser.
Pour l'instant, les 3 Offices de Tourisme ( Chamonix, Les Houches-Servoz, Vallorcine) fusionnent en un office intercommunal ce qui suppose un travail important sur le plan juridique ».

Yvonnic Plaud :
« La commission culturelle a en charge notamment les musées et les bibliothèques. Notre première action a été de faire travailler les équipes ensemble, ce qui n'était pas le cas auparavant par exemple entre les bibliothèques de Chamonix et de Vallorcine. Ceci doit aboutir en fin d'année à un passe culturel qui permettra aux utilisateurs de la vallée d'accéder à l'ensemble des bibliothèques.
Le second acte concret concerne l' école de musique et de danse ; nous fusionnons les trois écoles de Servoz, Les Houches et Chamonix en une seule école qui va démarrer en Septembre 2010 avec un nouveau directeur chargé de l'harmonisation de la pédagogie, tout en conservant chaque site de proximité avec sa spécificité.
Les investissements à venir concerneront une nouvelle bibliothèque à Vallorcine, un regroupement de l'école de musique à Chamonix ».

Eric Fournier :
« Je voudrais revenir sur une question abordée l'an dernier et relative à la meilleure reconnaissance de notre massif sur les aspects environnementaux et d'aménagement. Là aussi, nous avons bien progressé : au printemps, à la suite de la Conférence nationale sur la Biodiversité, tenue ici-même, nous avons ouvert le débat et lancé la démarche avec les valdotains et les valaisans, en vue d'un processus pour une meilleure reconnaissance du Mont Blanc. Ainsi Berne, Paris et Rome ont pris l'engagement de mettre en place un groupement européen de coopération transfrontalière. Cela nous permettra, quand les derniers obstacles administratifs auront été levés, de disposer d'un outil de gestion intégrée des politiques transfrontalières, notamment pour la gestion des espaces naturels. La Communauté de communes s'est aussi dotée d'une vice-présidence et d'une commission dédiées à ce sujet. Avec le soutien de l'Etat - qui nous avait fait défaut jusque là - nous arrivons à mettre autour de la table les trois versants du massif, les élus, les socio-professionnels et les associations. C'est la fin de la démarche précédente qui opposait les associations d'un côté et les élus de l'autre, les aménageurs s'opposant aux environnementaux.
J'estime que cette année, nous avons marqué deux essais importants et déterminants : l'intercommunalité et le travail sur le transfrontalier. Dans le contexte actuel de plus grande rareté budgétaire, ces aspects sont essentiels et sont la voie prioritaire pour que nos territoires aillent mieux.
A propos des services, quelles nouveautés ?
Mutualisation des services culturels, équipements sportifs intercommunaux, piscine enfin prête.
En matière de transports, nous finalisons le projet tram-train par amélioration de l'infrastructure ferroviaire pour aboutir fin 2013 au passage d'un train toutes les 30 minutes , entre Vallorcine et Les Houches dans un premier temps. C'est un coût de 35 M € pour l'ensemble du projet, plus 17 M€ pour une liaison de sécurité à travers le tunnel des Montets à rénover intégralement. A ce propos, je suis assez en colère à cause de la participation prévue de l'Etat (1,5 M€) qui serait remise en cause au prétexte que la participation était pour du routier et non du ferroviaire ! Si on doit s'en passer, on s'en passera (signature du plan de financement en septembre prochain), mais on le fera savoir !
Quelques points vont moins bien : notamment, les réponses qui nous sont faites sur le plan sanitaire et hospitalier. On se heurte à une fin de non-recevoir dans toutes les négociations. Et c'est par la presse que j'ai appris la fermeture des urgences hors saison à l'hôpital de Chamonix. Je considère que cette mesure ne correspond pas aux intérêts de la population permanente résidente et de nos hôtes tant qu'on aura pas mis en place un système de substitution assuré et qui réponde à l'ensemble de nos exigences. Comptez sur notre détermination pour que nous n'en restions pas là.
On travaille sur la perspective de maison médicale ; ce projet a notre soutien plein et entier, c'est la Communauté de communes qui le porte et nous sommes prêts à jouer le jeu d'un investissement. Je pense toutefois que le directeur des Hôpitaux du Mont Blanc pouvait attendre, avant de fermer les urgences, de nous donner le feu vert pour mettre en œuvre la maison médicale ; sans prétendre que cette maison soit une substitution au service d'urgence, c'est quand même une partie de la prise en compte des problèmes sanitaires de la vallée et on aurait pu trouver une articulation qui aurait permis de rassurer et de se rapprocher d'un optimum. Je n'ai pas la garantie non plus de la substitution d'un service de SMUR à poste ; à minima, il nous faut un service de SMUR à poste. Or, on le sait bien, en cas d'insuffisance de personnel le SMUR n'est plus à poste à Chamonix et il est délocalisé à Sallanches. Ce n'est pas normal ; vous, pas plus que nous, n'allez pas attendre le 15 juillet pour venir dans la vallée ! J'ai saisi le cabinet de madame Bachelot mais, compte tenu de vos capacités d'intervention, je serais heureux que nous puissions travailler la main dans la main pour ne pas laisser les choses en l'état. Je suis très choqué de cette attitude purement administrative qui fait fi de la logique territoriale. Je ne peux pas laisser passer cela ».
(Applaudissements)
Questions des participants :

Outre les questions écrites posées avant l'AG, quelques questions et doléances sont exprimées oralement :

- La Compagnie du Mont Blanc tient un double langage très irritant ; elle prétend « ne pas déplacer un caillou sans le remettre en place » ( M. de Chabanes 12 mai 2010) mais en même temps elle a un respect très insuffisant de l'environnement, par exemple en envahissant Lognan avec un immenses panneau d'information inutile une fois la neige disparue. L'intégration des bâtiments des sociétés de remontée mécanique dans le paysage est franchement à revoir et demande un effort beaucoup plus net.
(Applaudissements)
- La Compagnie du Mont Blanc a arrêté le service à Lognan dès le 30 août 2009 ; c'est ignorer les besoins des vacanciers.
- Qu'est-ce qui est prévu pour réduire les nuisances liées au bruit des trains, d'autant plus que la fréquence va considérablement augmenter ?
- La carte de résident devient coûteuse (10 € par personne soit 120 € pour une famille de trois générations) et les formalités administratives pour la renouveler sont excessives (en tant que belges, nécessité de fournir des extraits d'acte de naissance à chaque renouvellement)
- L'absence de médecin de nuit à Chamonix est un réel souci.
- Les horaires du train de Montenvers interdisent certaines courses dans la journée (exemple : la Charpoua) et obligent à dormir à l'hôtel.
- Où en est la réhabilitation du lac près de la piscine, en baignade ?
- L'utilisation du champ du Savoy en terrain de cricket tous les dimanches après-midi avec votre autorisation pose des problèmes de nuisance et de sécurité. Comment allez-vous y remédier ?

Réponses de la municipalité :

- Coûts du fonctionnement des services et charges fiscales par rapport aux autres stations de montagne :
M. Fournier remet un document où figure la comparaison des taxes communales par rapport à d'autres stations de sport d'hiver ; Chamonix se situe très bien en matière de taxe d'habitation (5ème à 13,74 %) et de taxe sur le foncier bâti (au niveau du département, Les Houches 1er , Chamonix 2ème ). En revanche, elle était un peu chère en taxe professionnelle mais celle-ci vient d'être supprimée et son remplacement est à l'étude ; malgré les compensations annoncées par l'Etat, nous allons perdre 2 M€. M. Fournier s'engage à ne pas reporter sur les taxes foncières et d'habitation ce complément à récupérer, et ce alors que déjà certaines recettes touristiques ( sur les jeux au casino) ont diminué très fortement (-41 % en 3 ans, -800 k€), ainsi que les droits d'enregistrement sur les transactions immobilières. Seules de fortes économies permettront de conserver notre capacité d'autofinancement.
- Champ du Savoy, destruction de matériel urbain : questions à l'étude. Dont acte sur l'absence de réponses même d'attente, ces méthodes sont à revoir.
- Relations avec la Compagnie du Mont Blanc : nous sommes doublement concernés, en tant que délégants et en tant qu'actionnaires. Nous sommes liés par un cahier des charges valable jusqu'en 2018 mais les conventions ne régissent pas assez précisément les obligations des uns et des autres. Nous aurons à cœur dans la négociation qui commence dès maintenant de faire en sorte que toutes les modalités soient précisées, qu'elles concernent les grandes choses ou les petites (horaires en fonction des conditions climatiques, par exemple). Et nous serons particulièrement attentifs aux engagements en matière de politique d'investissements et de politique tarifaire. Nous nous estimons co-responsables de l'avenir de notre station, les décisions prises par le principal opérateur rejaillissent sur l'ensemble de notre tissu touristique et nous devons y veiller ; il y a des équilibres à trouver !
Le plan environnement de la Cie du Mont Blanc prévoit la destruction des pylones de Planpraz ; un premier enlèvement doit avoir lieu cette année, nous veillerons à ce qu'il soit suivi des autres, même si nous comprenons qu'un étalement dans le temps se conçoive. Nos interlocuteurs rechignent à ces « investissements » non productifs, pour nous ils sont consubstantiels à l'activité de l'exploitant.
- Pour inciter plus fortement à l'utilisation des transports en commun, il faut déjà attendre que ceux-ci soient au niveau de l'objectif ; ensuite nous envisageons d'agir par le biais du stationnement et sa tarification en pied de pistes.
- Nuisances ferroviaires, à savoir fermetures trop longues (par exemple aux Tines), bruits. Les deux sont traitables mais dépendent d'une modernisation des équipements ; nous avons encore des renouvellements profonds de voies à effectuer (certaines portions datent encore de 1890 – 1910) et ces nouveaux équipements en feront partie.
- Prix de la carte d'hôte : à 5 € par an (10 € tous les deux ans) et compte tenu des nombreux avantages offerts dont la gratuité sur les transports en commun, le prix paraît très raisonnable. La procédure d'obtention peut peut-être être simplifiée, c'est à voir.
- Médecin de nuit : son absence rend nos exigences encore plus fortes vis-à-vis d'une substitution satisfaisante aux urgences
- Lac de Chamonix : nous étudions la possibilité de le remettre en service comme lieu de simple baignade, mais pas en site isotope qui ferait double emploi avec la nouvelle piscine.
- Cohabitaton des pratiques différentes sur les pistes :
Pour les piétons et les VTT, nous entendons définir des itinéraires balisés, bornés et limités ; tout ce qui n'est pas autorisé est interdit. Notre « brigade verte » de surveillance est là d'abord pour informer et, si nécessaire, verbaliser
- Ralentisseurs à Argentière : le Conseil général est opposé à ces ralentisseurs dans les secteurs pentus ; nous recherchons d'autres solutions avec eux, car il faut absolument casser la vitesse dans les villages
- Protection de l'environnement et prolifération des plantes indésirables et invasives (renouée du Japon) : seul l'arrachage donne des résultats, nous allons nous y atteler.
- Nuisances à Chamonix-Sud : nous allons renforcer les patrouilles de nuit mais nous ne sommes pas toujours en zone municipale et il faut travailler avec les copropriétaires.
- WiFi à l'Office de Tourisme : il a été rétabli et gratuitement mais il nécessite désormais un code par mesure de sécurité (loi Hadopi).

Réponses à M. Bourdais, au titre de l'AIRAP :

« Je tiens d'abord à dire l'importance qu'ont le travail régulier et la collaboration qui s'effectuent entre cette association et la municipalité, tant pour moi-même que pour mon adjoint à la sécurité.

Le premier point que je tiens à affirmer est que je souhaite que nous ayons une séance d'éclaircissement avec l'Etat – et je serai totalement transparent sur ce sujet - sur les exigences qui s'imposent et s'imposeront de plus en plus aux maires en matière de prévention des risques, qu'il s'agisse de l'identification des zones de risque ou de la mise en œuvre des zones jaunes. J'ai demandé à ce sujet au préfet de la Haute Savoie de bien vouloir relayer à nouveau notre demande : un collège d'expert devait être nommé, je souhaite qu'il le soit le plus vite possible car nous avons besoin sur ce point là d'un travail collaboratif avec les service de l'Etat, cela me semble extrêmement important.

Vous nous avez demandé également si nous souhaitions donner suite à la proposition que vous avez faite d'un automate d'alerte qui puisse prendre en compte les occupants et non pas les propriétaires des chalets. Moi, je vous dis, si on arrive à trouver un système – et je sais que vous y avez travaillé – simple qui permette d'y arriver – et vous m'avez dit que c'était possible - , nous le mettrons en place ; un système simple, c'est : l'occupant appelle la mairie, fait enregistrer son numéro, et il est automatiquement rappelé. Moi, ce qui me poserait des difficultés, c'est que ce soient mes services qui doivent appeler ; il faut qu'il y ait un système itératif, qu'il y ait un appel de la part des occupants pour se signaler, se faire connaître, ensuite on arrivera à enregistrer. La dépense a été évaluée, on la mettra en œuvre en complément à l'automate d'alerte tel qu'il existe déjà sur le territoire.

Exercice de sécurité :
il y en a un qui a eu lieu, en salle, réunissant pour le moment l'ensemble des services en charge du risque, service de la Préfecture, VIPC, les pompiers, les gendarmes, les autorités municipales. J'ai bien conscience – et M. Lenoble de VIPC au niveau de la Préfecture travaille là-dessus – que nous aurons à regarder dans quelle mesure une simulation in situ sur un site peut être mise en œuvre, mais nous devons là aussi organiser cela de bonne manière avec l'Etat car là aussi la nécessité de solidarité existe. L'exercice en salle a produit des enseignements, J.L. Verdier vous tiendra au courant des résultats de la simulation.

Information des notaires et des agences immobilières :
on met la pression sur les notaires pour qu'il y ait communication de l'ensemble des informations portant sur le risque quelque soit le niveau de ce risque, zone rouge, bleue ou jaune. Naturellement, autant que faire se peut, nous sommes favorables à un contact direct avec les propriétaires ».

L'Assemblée générale est levée à 19 h. et se poursuit par un verre de l'amitié, offert par le CA à tous les membres présents, avec la participation des chanteurs de la troupe du prochain spectacle musical sur Chamonix.