COMPTE-RENDU de l'Assemblée Générale de l'ARVAC
le jeudi 8 août 2018 au Majestic à Chamonix

En préambule, le président François LEBLOND accueille le député de la circonscription, Xavier ROSEREN qui, malgré un déplacement à l'étranger l'obligeant à quitter sans tarder Chamonix, a tenu à passer à cette AG pour saluer les membres de l'association. Il en profite pour lui rappeler l'importance que nous attachons tous à l'urbanisme et la crainte que nous commençons à avoir devant la flambée des prix qui risque d'entraîner des désordres dans la vallée à cause de projets inadaptés. Il rappelle que nous espérons et agissons pour que et la législation et les pratiques évoluent de façon à contrer les projets inopportuns pour l'avenir de la vallée.

Xavier ROSEREN :
« Je suis très attentif, à l'Assemblée Nationale, à défendre la « spécificité montagne » car, à la suite des lois Grenelle et ALUR, on ne peut évidemment pas construire de la même façon en agglomération et en montagne, du fait de contraintes spécifiques, de contraintes de risques. Malheureusement la loi « Montagne 2 » votée en urgence par l'ancien gouvernement n'a pas été assez loin sur le plan urbanisme et nous devons faire avec ; de ce fait, on a des difficultés avec les nouveaux PLU car, si l'idée de consommer moins d'espace pour les nouvelles constructions est en principe judicieuse, il y a des dérives très regrettables en montagne. On les combat pour l'instant avec des artifices, mais ce n'est pas satisfaisant.

Par ailleurs, la polémique récurrente qui veut opposer les résidents permanents et ceux des résidences secondaires est absurde car vos résidences ne sont pas secondaires, elles sont choisies, ce qui vous rend bien souvent plus attentifs à l'environnement. Certes, il faut aussi être attentif à permettre la vie sur place de façon permanente mais tout cela est conciliable. Enfin nous sommes bien conscients qu'avec 65 % du bâti qui correspond à des résidences secondaires, nous avons l'avantage, quand le tourisme est morose ou déprimé, de bénéficier d'une fréquentation soutenue grâce à vous, à vos familles, à vos amis. Et c'est une très bonne chose pour le maintien d'une activité économique dans nos communes.

Je reste à votre disposition toute l'année, et pas seulement au moment de l'assemblée générale, pour discuter avec vous de l'avenir de la montagne. »

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L'assemblée statutaire est ouverte à 17h 15 ; les présents ou représentés sont 128.
Le président Leblond expose le

RAPPORT MORAL
En premier lieu, nous formons une communauté et, depuis 1977 année de la fondation de notre association, beaucoup de personnes se sont mobilisées pour la défense de la vallée. Et ceci a permis de créer des liens entre des personnes qui ne se connaissaient pas et qui, aujourd'hui, sont actives dans plein de domaines qui concernent la vallée. C'est cette communauté que je souhaite saluer et que nous essayons de faire vivre par nos rencontres amicales, cocktail, dîner, sortie culturelle, ... Nous souhaitons aussi être ouverts à toutes les tranches d'âge et pas seulement aux ainés qui, bien souvent, sont les propriétaires des résidences. Mais l'ARVAC est tout autant ouvert aux autres membres de la famille. Et c'est en pensant aux plus jeunes que nous organisons depuis deux ans une compétition de ski en février, compétition qui sera renouvelée en février 2019. Plus généralement, nous faisons appel aux personnes de 30-50 ans environ pour venir prendre en mains, avec notre aide, des propositions d'activité tournées vers d'autres membres que les seniors, tout en développant une communication spécifique qui s'appuierait sur les outils modernes que les plus jeunes maîtrisent et pratiquent couramment.

En second lieu, nous sommes attachés à participer à l'embellissement de la vallée : églises, chapelles mais aussi d'autres traces du patrimoine de la vallée. Par nos dons récurrents, nous aidons les différentes associations de la vallée qui soutiennent le patrimoine architectural, historique et environnemental.

Enfin, nous menons des actions d'envergure pour défendre la vallée contre un appétit excessif des promoteurs. Les atouts de la vallée sur de nombreux points la rendent très attractive, ce qui se traduit d'ailleurs par une poursuite de l'augmentation des prix de l'immobilier, à la différence de la plupart des autres grands sites comparables où les prix stagnent, voire baissent un peu. Malheureusement, la législation française est trop uniforme et centralisée et ne prend pas suffisamment en compte les spécificités de territoires comme le nôtre.

Nous avons travaillé tout au long de l'année avec les élus locaux, même si les résultats sont encore trop modestes, et avons également recherché dans les législations étrangères des idées de solutions originales qui pourraient, peut-être, se décliner chez nous. Par exemple, la Suisse règlemente le rapport entre les nombres de permanents et non-permanents, ce qui paraît expliquer la stabilité des prix à Gstadt et à Saint-Moritz et la diminution à Davos.

Nous poursuivons notre collaboration avec les élus et, au delà des résultats précis, nous sentons bien que notre action contribue à faire évoluer les mentalités au plus haut niveau, ce qui nous donne espoir pour la suite.

RAPPORT FINANCIER, présenté par Roland de LUZE, trésorier.
Exercice 2017
Trésorerie :
au 1.01.2017 Banque compte courant = 1'529.05
Livret A = 16'082.34
Compte épargne = 309.65
Cash (chf 105.50) = 94.95
Total trésorerie disponible = 18'131.96
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au 31.12.2017 Banque compte courant = 338.79
Livret A = 14'197.82
Compte épargne = 310.11
Cash (CHF 105.50) + = 94.95
Total trésorerie disponible = 14'941.67
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Encaissements Cotisations = 5'541.00
Dépenses de gestion courante
Internet = 189.44
Fournitures = 1'229.43
PTT = 544.89
Assurances = 217.40
Dauphiné libéré = 382.00
Assemblée Générale/ CA = 1'284.00
3'847.16
Résultat brut d'exploitation 1'693.84
Dons 3'300.00
Déficit - 1'606.16
Encaissé Dépenses
Activités Slalom 500.00 432.00
Dîner 2'120.00 2'326.80
Sortie culturelle 2'960.00 3'051.20
5'580.00 5'810.00 - 230.00
Résultat net de l'exercice 2017 = - 1'836.16
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Le président Leblond attire l'attention sur la baisse sensible des cotisations payées, probablement due au nouveau mode d'envoi du courrier qui privilégie, par souci de rapidité et d'économie, et à votre demande, la voie internet. L'appel de cotisation ainsi fait est moins marquant qu'une circulaire papier qui peut rester en vue jusqu'à ce que le nécessaire soit fait ... Il est donc demandé une plus grande vigilance à tous les membres pour veiller à bien payer nos cotisations, d'autant plus qu'elles sont particulièrement modestes.

Les rapports, moral et financier, mis aux voix, sont adoptés à l'unanimité et quitus est donné au trésorier.


Intervention de Mireille SERTOUT, vice-présidente de l'ARVAC :

Mireille SERTOUT présente la FARSM, Fédération française des Associations de Résidents de Stations de Montagne, qu'elle préside. Cette fédération nationale regroupe vingt associations (dont l'ARVAC bien évidemment) sur vingt stations différentes en Savoie, Haute-Savoie, Isère et rassemble 15.000 adhérents. La FARSM a son siège à la mairie de Chamonix et tient son AG ici-même chaque année. Son premier objectif a été de faire reconnaître les propriétaires de résidences secondaires par le biais d'une enquête auprès des propriétaires, enquête qui a retenu l'attention des élus nationaux et leur a permis de mieux connaître et prendre en compte ces propriétaires qui ne sont plus, désormais, assimilés à un simple produit touristique. Plus généralement cette fédération permet la mise en commun entre ses membres des réflexions sur l'aménagement environnemental et le cadre de vie et des propositions pour assurer un développement harmonieux tenant compte de l'environnement naturel, respectueux du paysage et de l'architecture locale. Elle soutient les associations adhérentes dans leur fonctionnement et leur démarche.

Après cette fédération nationale, pourquoi une structure départementale qui peut paraître redondante et typique du «mille-feuilles» à la française, la FESM 74 (Fédération des Associations pour la protection de l'environnement et du cadre de vie des stations de montagne de Haute-Savoie) ? L'agrément « défense de l'environnement » dont bénéficiaient certaines associations comme l'ARVAC a été supprimé en 2012 car l'échelon communal n'a plus été estimé suffisant comme niveau d'intervention, lequel a été relevé au niveau départemental. Créée en 2013, la FESM74 a pu être reconnue en préfecture et obtenir l'agrément « défense de l'environnement », ce qui lui permet de représenter tel ou tel de ses membres qui souhaite engager une action au titre de cet agrément. L'accent est mis sur la défense du cadre de vie, sur l'environnement architectural, la qualité de vie dans les stations, l'urbanisation.

Après que Christian CORVAISIER ait rappelé les conditions de la sortie du 17 août prochain à Génissiat et Belley, et en l'absence d'autres questions, l'assemblée statutaire est levée à 17h 45.

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L'assemblée générale est l'occasion d'accueillir deux intervenants extérieurs :
Intervention de la Fondation du Patrimoine, Marc BESSON délégué pour la vallée de Chamonix :
Après avoir rappelé l'histoire, les buts et l'organisation de la Fondation du Patrimoine, Marc BESSON détaille les sites pris en charge dans la vallée :
- l 'orgue de l'église d'Argentière
- la chapelle Saint-Théodule aux Tines avec, notamment, la restauration du tableau d'autel
- l'église de Servoz et son chantier à long terme
- les toits des églises de Vallorcine et des Houches, bientôt.

Intervention d'Eric FOURNIER, maire de Chamonix et Président de la Communauté de communes

Après les salutations d'usage, Eric Fournier commence par donner un bref compte rendu des événements marquants depuis un an à Chamonix puis présente la préparation du PADD.

Sur le plan financier, les prélèvements financiers de l'Etat continuent à augmenter alors que les dotations reçues diminuent, de telle sorte que très bientôt la ComCom va devenir contributeur net au bénéfice de l'Etat. La nécessité de faire des économies devient extrême afin de pouvoir continuer à réaliser des investissements qui sont indispensables pour maintenir compétitive notre vallée.

Avec l'aide de la Région, un financement de 24 m€ a été dégagé pour permettre la rénovation de la partie basse (St-Gervais – Servoz) de la ligne ferroviaire. Le cadencement à la demi-heure fonctionne depuis cet été entre Vallorcine et Les Bossons. Fin 2019, la mise en force du projet CEVA (Cornavin- Eaux Vives-Annemasse) devrait apporter une amélioration très sensible de nos liaisons avec Genève.

Pour le PPA (Plan de Protection de l'Atmosphère), les mesures autres que locales sont trop lentes à se mettre en place et les points noirs subsistent (transport routier, site de Chedde).

Dans le domaine des grands équipements, le conseil municipal a voté l'agrandissement du parking du Grépon, à l'entrée de Chamonix (doublement voire triplement) pour favoriser l'intermodalité des transports, quitte à devoir instaurer un peu de coercition dans le domaine du stationnement. Cet été débute la construction d'une centrale hydroélectrique sur le torrent de Taconnaz dont les kwh seront revendus à la Régie Electrique des Houches. Celle-ci est également sollicitée pour produire de l'hydrogène qui alimenterait nos futurs bus urbains. Enfin à Jean-Franco, ouverture d'une crèche de 66 berceaux et livraison de 40 logements.

PADD (Projet d'Aménagement et de Développement Durable) :

Reprenant les grands objectifs de la collectivité pour les dix prochaines années, le PADD est élaboré par la ComCom et donnera lieu à une concertation approfondie autour de trois domaines : une ville au service de ses habitants, une économie au service de ses habitants, la préservation des richesses du patrimoine naturel, environnemental et culturel. Le premier domaine est donc celui de l'urbanisme ; or la vallée est très sollicitée car elle est très appréciée et, à l'étranger, elle est réputée comme la station de ski à l'année la mieux équipée des Alpes. Les prix de l'immobilier s'en ressentent et Chamonix est passée en tête, sur le plan international, pour l'augmentation des prix (+5% en deux ans) alors que les prix plafonnent, voire baissent ailleurs. Devant cette pression foncière et immobilière accrue, et alors que nous entendons proposer une réduction du rythme de la construction dans des proportions significatives, on ne peut pas laisser faire le marché sans mettre en place un nouvel outil car les prix flamberaient sans profiter à l'équilibre harmonieux entre les différents types d'hébergement présents sur le site (principal, résidentiel et touristique), équilibre auquel nous sommes attachés. Nous proposerons donc à l'Etat un document qui encadre notre évolution urbanistique et nous ramène à un rythme plus raisonnable de constructions nouvelles après l'accélération mal contrôlable qui s'est produite après la loi ALUR (2014). Nous avons déjà mis en place des modifications qui limitent les plus gros dérapages, et nous voulons continuer en produisant un règlement d'urbanisation qui permette de retrouver les équilibres entre les différents types d'hébergement et ne pas continuer avec 90% de nouvelles constructions en résidentiel secondaire. Il faut que l'Etat nous aide en nous donnant des moyens de régulation qui soient mieux adaptés à notre environnement (et je remercie à la fois le préfet de Haute-Savoie et votre association pour l'aide qu'ils nous apportent dans ce sens). En effet, les recensements montrent que, pour l'ensemble de la vallée de Chamonix, les 80.000 lits disponibles se répartissent en 50.000 lits non marchands (résidences secondaires à usage privé), 15.000 lits tièdes (résidences secondaires avec locations temporaires), et 15.000 lits marchands (sous toutes formes). Une diminution du nombre de droits à construire doit impérativement s'accompagner d'une possibilité de régulation entre ces trois types d'hébergement.

Le second domaine est touristique et économique : nous ne souhaitons pas augmenter l'empreinte environnementale des installations mécaniques, et au contraire cherchons à la réduire (comme à Lognan). Le nombre des nuitées est stable depuis plusieurs années, les ventes de forfait aussi ; la clientèle est arrivée à maturité et nous devons analyser et faire évoluer notre proposition touristique. Les outils modernes numériques font apparaître que la fréquentation devient de plus en plus « excursionniste », avec des visiteurs ne venant que pour la journée ; ce n'est pas forcément ce que nous souhaitons ... et nous sommes en revanche très intéressés de savoir par l'étude de la FARSM citée ce matin que la durée moyenne de séjour annuel dans la vallée des résidents « secondaires » est de 100 jours (et c'est bien pour cela qu'il n'est plus question de parler de « lits froids ») alors que la durée moyenne de séjour à l'hôtel est comprise en 2 et 3 nuits ! Nous quittons progressivement le modèle « station » pour nous rapprocher du modèle « urbain ». Nous souhaitons réorienter notre fréquentation vers un tourisme durable et devons nous en donner les moyens.

Le troisième domaine concerne la préservation de nos ressources naturelles, culturelles, patrimoniales. La transition énergétique en fait partie, avec la mobilité douce, la rénovation de l'habitat privé et celle des bâtiments publics, le développement des transports publics, la production d'énergie renouvelable ... Un consensus se trouve assez aisément sur ces mesures.

Questions posées par des membres de l'ARVAC :

- Va-t-on vers une suppression de la taxe d'habitation pour les résidences secondaires ? EF : A Chamonix, les taux pour la TF et la TH ont toujours été modérés par rapport aux stations voisines. Et nous souhaitons poursuivre dans cette voie. Pour le reste, il faut voir comment concrètement les décisions de l'Etat vont impacter les finances locales et comment nous pourrons y faire face.

- Quel avenir pour la salle de cinéma de Chamonix ? EF : Le projet de cessation de l'exploitation du Vox nous avait amené à prévoir la réalisation d'une nouvelle salle dans une des voûtes Taillebert libres. Mais, très récemment, l'exploitant nous a avertis qu'il avait trouvé un repreneur, donc le Vox devrait se poursuivre là où il est.
- EF : Sur le plan des équipements culturels, je signale que le Musée Alpin va être repensé, rénové et agrandi en absorbant la salle du Bicentenaire. Nous étudions la création d'un nouveau lieu d'envergure pour accueillir les manifestations culturelles ; ce lieu pourrait être la voûte Taillebert laissée libre par le maintien du Vox.

- Pourrait-on obtenir que la direction de la piscine fasse respecter les consignes vestimentaires ignorées par des femmes se réclamant de coutumes particulières ?
EF : Nous allons faire le nécessaire.

- L'éradication de la renouée du Japon ne progresse pas !
EF : Nous sommes conscients des difficultés et de l'insuffisance de résultat de l'action menée par les services municipaux. Il faudra étendre l'action aux particuliers, en respectant des consignes strictes car il faut épuiser la plante et ne pas stocker les déchets n'importe où. Il existe un guide de bonne pratique sur ce sujet et le CREA est également concerné. Nous nous devons de progresser.

- Quel projet sur l'emplacement de l'ancienne caserne des pompiers ?
EF : Le bâtiment va être démoli. L'utilisation de l'espace libéré est à envisager en liaison avec la rénovation du Musée Alpin dont l'entrée pourrait, peut-être, se faire côté Salle du Bicentenaire. Tout ceci est à étudier.

- Ne pouvez-vous obtenir que le Refuge du Lac Blanc soit ouvert en été?
EF : Problème spécifique et délicat, hérité du passé sarde de la vallée ; à cette époque, il y avait un système de consortages (partages des alpages). Il y a maintenant un litige portant sur les droits des différentes parties prenantes : héritiers des consortages, exploitant du refuge, municipalité. C'est au juge de trancher, puisque les tentatives d'arbitrage n'ont rien donné.

- Les informations sur la rénovation du Musée Alpin semblent indiquer que le musée sera plus orienté « histoire » que « beaux-arts », ce qui serait regrettable étant donné qu'actuellement les Lopé, et de nombreuses gravures d'intérêt artistique majeur ne sont déjà pas sorties des réserves, faute de place.
EF : Le contenu de la rénovation n'est pas encore arrêté et les services compétents travaillent à la définition des parcours muséographiques futurs. Pour ma part je souhaite d'une part que associations et acteurs de la culture soient associés à ce projet et d'autre part qu'on ne tombe pas dans un travers fréquent dans les musées rénovés où on trouve une diminution importante du contenu au profit d'une mise en scène dévoreuse de m². Quant à l'atelier de Loppé , si son terrain est mis en vente, la commune préemptera, à charge pour elle de travailler sur un projet cohérent et valable.

- La réflexion sur l'évolution de l'urbanisme se fait-elle en concertation avec le bassin de Sallanches qui recèle beaucoup d'espace ? Les habitants d'ici doivent accepter comme ceux de beaucoup d'autres sites d'avoir à se déplacer entre leur résidence et leur lieu de travail, d'autant plus que les moyens de transport public se développent de façon importante. Se déplacer de Sallanches à Chamonix ne paraît pas une énorme difficulté!
EF : Certes et nous travaillons déjà avec Passy et Saint-Gervais en vue de la prise en charge des trajets domicile-travail. Et nous savons bien que plus de 50 % de la population active de Chamonix réside ailleurs. Mais il faut aussi faire attention à ne pas casser la communauté chamoniarde en rejetant trop d'actifs vers l'extérieur de la vallée ; nous ne voulons pas devenir une ville morte, comme Aspen ! Je ne rejette pas les résidences secondaires, je veux que nous soyons plus à l'équilibre.

- La réalisation d'un PADD puis d'un nouveau PLU va-t-elle entraîner un moratoire de 5 ans environ sur les demandes de construction en zones urbaines ?
EF : Non, le gel ne concernera que les huit zones de projet sauf à ce qu'il y ait un accord de la municipalité sur ce qui est prévu dans ces zones (exemples : ferme Couttet aux Bois, certaines zones de centre-ville, secteur de l'M, etc). Ailleurs, nous avons réintroduit des règles sur la hauteur, le coefficient d'emprise au sol, etc ... ; des règles sur la constructibilité des commerces (pas plus de 250 m² en centre-ville) ; des règles pour faciliter la construction de résidences principales ; des possibilités de « sursis à statuer », valables 2 ans.

- Pourquoi la municipalité vend-elle elle aux Gaudenays un grand terrain utilisé pour stocker la neige déneigée l'hiver, au détriment du maintien d'un espace vert ?
EF : Ce terrain est constructible, son exploitation par la commune n'est pas optimale ; il est plus utile de le vendre et de trouver ainsi des ressources supplémentaires pour des actions prioritaires.

Ces interventions se poursuivent par le pot de l'amitié.